Raphaëlle tells her stories from Rwanda in French, as several generations of Rwandans are still francophones. It also helps to begin to address a more worldwide community. Edify wishes to make its blog accessible to those it serves in Rwanda.

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Voilà, une année s’est écoulée, et 2012 nous ramène au Rwanda et à nos projets éducatifs. Ces vacances ont été une bonne occasion de prendre un peu de recul sur notre travail ici et de constater que nous avons déjà bien avancé depuis Août dernier !

Notre première formation, « Finance, Accounting & HR » à destination des propriétaires d’écoles privées, est en cours depuis lundi et c’est incroyable de voir ce dont nous avons tant parlé se réaliser.

Ce qui paraît très simple, organiser une semaine de formation, relève parfois du défi ici ! Ne serait-ce que pour obtenir un devis d’un traiteur ! S’assurer de la présence des participants est une autre paire de manche. Ils ont tout d’abord dû remplir une demande de formation. Nous leur avons confirmé leur inscription à la formation, et c’est la semaine précédant le training que le cirque a commencé ! Ils ont été appelés en début de semaine pour leur rappeler les dates et reconfirmer leur présence, puis il a fallu les rappeler samedi et dimanche, veille du premier jour, pour être sûr qu’ils connaissent les horaires et confirmer encore leur présence ce lundi. Eh bien croyez-moi ou pas, seulement 5 personnes étaient présente ce lundi matin à 8 heures. Les participants sont arrivés au compte-goutte entre 9 heures et midi, frais et pimpants. Et rebelote mardi et mercredi. Le concept de l’heure est encore très « souple » ici ! Vous imaginez notre frustration d’occidentaux éduqués à la sonnerie scolaire !

Mais nous apprenons petit-à-petit à travailler avec la culture locale sans essayer de nous battre à contre courant. L’enjeu est de taille !

La formation se passe bien et nous sommes heureux de voir ces éducateurs suivre avec attention ces cours de gestion et management. Les débats et discussions sont passionnés et ils semblent tous repartir avec de nouvelles idées. Une dame s’est même levée à la fin de la première journée pour nous partager sa gratitude.

Il règne dans la salle une atmosphère studieuse. Les mines sont joyeuses et pleines d’espoir.

J’ai enfin l’impression de mieux comprendre ce que nous faisons ici. Si nous pouvons encourager et renforcer les compétences de ces éducateurs qui sont souvent laissés à eux mêmes nous aurons accompli notre mission !
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